Conseil municipal du 15 septembre 2016: le malaise

 

Dès le début de ce conseil municipal, le malaise s’est emparé de moi et ne m’a pas quitté de toute la soirée, à tel point que j’avais décidé de ne rien publier à ce propos pour éviter d’en rajouter.

Mais finalement je me suis ravisé et je tiens à m’exprimer uniquement sur la forme mais il faut avant tout que je dresse le tableau sur le fond.

LE FOND

En juillet dernier, une violente altercation a opposé deux élus de la majorité municipale.

Bilan: un conseiller agressé et un conseiller agresseur.

LA FORME

Le maire Christophe BORG propose de procéder à l’élection d’un nouvel adjoint suite à la démission d’un autre sans donner d’explication sur l’origine de cette situation.

Les élus de l’opposition réagissent en s’étonnant que l’on ne puisse pas évoquer les circonstances de cet évènement et taire délibérément les causes de cette délibération. Ils sont d’autant plus agacés par cette attitude qu’ils rappellent au souvenir des élus un autre cas en septembre 2015 où une élue de l’opposition avait tenu des propos inappropriés à l’encontre du maire et sous le coup de l’émotion; ils citent le compte rendu officiel qui en avait relaté les faits marquants. Il est à noter que l’élue en question a présenté ses excuses auprès du maire lors du conseil municipal suivant.

Les élus de l’opposition souhaitent que le débat s’installe face à cette situation exceptionnellement grave et demande à maintes reprises aux élus de la majorité de s’exprimer: aucune prise de parole de leur part.

Le maire rappelle brièvement les faits:

  • altercation physique entre 2 élus en juillet dernier
  • intervention de la gendarmerie
  • dépôt de plainte de la victime
  • simple rappel à la loi à l’agresseur
  • entre temps, la lettre de démission du poste d’adjoint de l’élu concerné a été envoyée à la préfecture qui la transmise fin août à la mairie.

Le débat ne s’initiant pas, les élus de l’opposition quittent le conseil municipal.

Le maire fait reprendre le cours du conseil qui est de nouveau interrompu par un élu de la majorité qui estime que l’on ne peut pas laisser le public présent sans donner des explications et des informations; il précise que les 7 adjoints ont mis leur démission en jeu pour exiger la démission de l’élu agresseur.

L’élu agressé a donné également quelques informations sur la nature et les conséquences physiques de cette agression.

L’examen des différentes délibérations a repris et Christophe BORG a clos le conseil à 21 heures; à ce moment là, j’ai demandé la parole au maire en tant que simple citoyen; il me l’ a accordée; j’ai pu m’exprimer sur la forme de cette affaire qui concerne l’ensemble des élus:

  • je lui ai dit que je n’avais aucune critique à lui opposer sur la gestion de cet évènement et prenais acte des faits tels qu’il les avait rapportés.
  • j’ai insisté sur la situation malsaine qui en découle: en effet, l’élu concerné reste conseiller municipal et conseiller communautaire mais suis tout à fait conscient qu’il n’a pas l’autorité pour décider de l’éviction dudit élu.
  • par contre, j’ai manifesté mon désaccord quant à la façon d’avoir initié un semblant de débat pour éclairer le public présent  une fois que les élus de l’opposition aient quitté la salle du conseil alors qu’ils l’avaient plusieurs fois demandé en séance.

Tout cela n’a rien de glorieux et digne; je conviens qu’il est nécessaire de s’en tenir à une certaine discrétion car il ne s’agit pas de transformer l’agresseur en victime du fait des dommages collatéraux que l’on pourrait susciter dans sa famille.

Je ne le juge pas, je ne vais pas l’accabler davantage mais il sortirait dignement de cette impasse  en quittant ses mandats et retournant dans l’anonymat du citoyen charrapontain.

A tête reposée et après coup, il aurait été judicieux que:

  •  le maire instaure le huis clos pour que les élus puissent débattre entre eux comme il l’a déjà fait pour garantir une certaine confidentialité des propos tenus.
  • il organise en juillet une réunion informelle avec tous les élus présents pour les informer et éventuellement les associer à une position commune.

Pourquoi ce malaise?

J’attendais simplement  que les élus présents confirment leur solidarité à l’égard du conseiller municipal victime et condamnent les agissements de l’élu en cause,  solennellement, individuellement ou collectivement pour que le tout soit consigné dans le procès verbal; or, cela n’a pas été le cas…

 

 

 

 

 

 

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