Législatives 2012: 5ème circonscription de l’Isère

Je ne serai pas candidat comme en 2007 sous la bannière Modem (Marc Lizère a annoncé sa candidature); et pour cause, je ne suis plus adhérent de ce parti politique, je ne sais même pas si je peux encore me coller une étiquette de sympathisant… (que restera t-il du Modem après ces élections?)

Ma voie est ailleurs.

Pour autant je souhaite participer à mon niveau à cette campagne durant laquelle je m’engagerai à  :

  • promouvoir mes valeurs de centriste humaniste
  • assurer le pluralisme et la représentation de mon courant de pensées
  • partager  mes exigences de gestion juste en terme de diminution de la dette  et des dépenses publiques.
  • mon opposition au cumul des mandats dans l’espace et le temps.
  • et… aussi donner une majorité parlementaire à François Hollande, au delà du seul Parti Socialiste.

Vaste programme ou comment départager le candidat PS sortant François BROTTES et le candidat UMP Michel Bernard ? les autres candidats n’étant pas tous connus à ce jour, n’y voyez pas de ma part une volonté de les écarter d’office mais la réalité finale résidera dans un affrontement binaire UMP/PS.

En 1997, j’avais appelé à voter pour le candidat socialiste en lui apportant un soutien vigilant ; mon choix s’est porté sur la nécessité d’assurer le pluralisme au sein de l’assemblée nationale et  sur les valeurs humanistes que je partage avec la gauche. Nos électeurs du premier tour ont contribué à sa ré-élection.

Je ne suis pas un homme de gauche et ne cherche pas à le devenir; je n’ai jamais été un homme de droite. Au centre je veux rester mais un centre gauche; le vocable « centriste humaniste » résume parfaitement cet état d’esprit.

Il me reste 5 semaines pour me forger une posture conforme à mes valeurs.

Je vous donne rendez-vous sur mon blog pour suivre mon cheminement, ma quête!

Publié dans LEGISLATIVES 2012 | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

HOLLANDE Président

Une victoire que j’ai accompagnée avec mes modestes moyens.

Une victoire que j’ai voulue en tant que centriste humaniste.

Lors de son discours de Tulle j’ai apprécié à sa juste valeur le remerciement de François Hollande à l’égard des humanistes qui ont contribué à sa victoire.

J’ai hâte de voir comment il va contrer l’argument choc de la droite sur la concentration des pouvoirs locaux et nationaux ou comment réaliser le pluralisme par l’ouverture et le rassemblement des autres sensibilités politiques, exercice sur lequel le sortant ne m’avait pas convaincu.

Quant à Nicolas Sarkozy, il m’est apparu hier soir digne, encore combatif et fidèle à ses valeurs; pour la première fois, il m’est apparu  humain (..iste ?), la carapace de l’animal politique ayant cédé; donc, respect pour le président sortant avec lequel je n’aurais partagé qu’un soir de défaite.

Publié dans Présidentielles 2012 | Marqué avec | Laisser un commentaire

Merci Monsieur Bayrou mais …

Les valeurs centristes humanistes n’ont  finalement pas  déserté les rangs du Modem suite à votre engagement personnel en faveur du candidat socialiste.

mais pourquoi

  • ne pas l’avoir fait lors du second tour en 2007 ?
  • avoir continué à enfermer le Modem dans une stratégie ni droite, ni gauche ?
  • avoir laissé partir des militants qui préconisaient ce rapprochement avec le parti socialiste ?
  • avoir tapé sans discernement sur les deux candidats pendant la campagne ?
  • ne pas avoir amorcé  le dialogue avec le candidat PS dès 2011 afin d’imprimer à son programme les valeurs de gestion qui sont les nôtres ?
  • ne pas avoir été clair avant le premier tour 2012 sur vos intentions de vote au second tour ?

Je ne sais pas si cette démarche osée et inattendue augure du début d’un processus de rassemblement du centre et de la gauche, mais au moins, par votre décision personnelle, vous avez porté haut et fort vos valeurs de démocrate républicain chrétien.

Alors merci de m’avoir sorti de mon orphelinat politique !

Déclaration de François BAYROU du 3 mai 2012

« J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.

Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise. »


Publié dans MODEM, Présidentielles 2012 | Laisser un commentaire

Le duel SARKOZY HOLLANDE: l’entrant face au sortant.

Du débat qui sur le fond n’a rien apporté de nouveau, confortant Nicolas SARKOZY comme un « animal politique » hors pair et révélant François HOLLANDE comme un chantre de la « force tranquille », je n’ai retenu que  son ultime tirade qui, à elle seule, justifie mon choix final.

« Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité.

Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.

Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien.

Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature n’a pas été dans ce sens.

Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes.

Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.

Moi, président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieures à ma prise de fonction venaient à être contestés je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances.

Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes.

Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts.

Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler les fonctions avec un mandat local parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches.

Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.

Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats et que nous puissions avoir régulièrement des discussions pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation

Moi, président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie. Et il est légitime qu’il puisse y avoir sur ces thèmes là de grands débats.

Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives pour celles de 2017 car je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soient représentées

Moi, président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout et j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français »

Si après cette déclaration, François Bayrou hésite encore, alors les valeurs centristes humanistes ont définitivement déserté le MODEM.

« je le laisse libre, c’est une personnalité que je respecte, je sais qu’il n’est pas de gauche et n’a pas envie de le devenir, qu’il n’est plus de droite et n’a pas envie d’y revenir ». François HOLLANDE


Publié dans Présidentielles 2012 | Laisser un commentaire

Journée de la déportation du 29 avril 2012

Suite à l’hommage rendu dimanche matin à Pontcharra, je vous communique le texte lu à cette occasion, fruit d’une réflexion collective de nos « anciens » ; à méditer pour ma génération qui n’a pas vécu cette période noire de notre histoire mais que nos proches parents ont subie dans leur chair.

En cette année électorale importante, les victimes du nazisme et de la collaboration de l’État français réaffirment leur attachement à cette journée du souvenir de la déportation.

Pourquoi faut-il toujours se souvenir ? Pourquoi faut-il sans cesse témoigner ?

Revenir sur le passé reste un préalable indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation.

Survenue souvent après les épreuves de l’arrestation et de l’internement, la déportation dans ses finalités répressive ou exterminatrice a touché des dizaines de milliers de nos compatriotes comme aussi de ceux qui avaient pensé trouver asile sur notre sol.

Jamais il n’a été plus indispensable de rappeler notre passé concentrationnaire qui peut sembler lointain aux générations nouvelles.

Les enseignements que nous en tirons restent actuels à nos yeux.

Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s’éteignent, nous avons aussi le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance.

Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité par des passions nationalistes et religieuses et des désordres économiques.

Cette journée du souvenir doit être tournée vers l’action. Les détenus, lorsqu’ils furent libérés, s’engagèrent pour que ces drames ne soient pas seulement un objet de commémoration.

En ce 67ème anniversaire de notre libération, notre objectif commun doit être de faire vivre dans notre société l’histoire et la mémoire de phénomènes d’une dimension humaine si considérable par leurs origines, leurs ressorts et leurs conséquences, qu’ils ne peuvent ni ne doivent plus jamais laisser les consciences au repos.

Ce message a été rédigé conjointement par

la Fondation pour la mémoire de la déportation (F.M.D.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.),

l’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.),

Anciennes Déportées et Internées de la Résistance.

Publié dans Présidentielles 2012 | Laisser un commentaire